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4 Suivi respiratoire

  • Insuffisance respiratoire

    Intérêt de la capnographie par voie transcutanée pour un meilleur suivi

    La ventilation assistée, quelles qu’en soient les modalités (invasive ou non invasive), est destinée à pallier l’insuffisance respiratoire qui en découle. Jusqu’ici, et pour des raisons techniques, seulement l’oxymétrie était réalisable en routine. Depuis peu, des appareils simples permettent de mesurer le gaz carbonique par voie transcutanée.

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    Brève Institut de Myologie

  • Idebenone et fonction musculaire inspiratoire

    L’évaluation de la fonction inspiratoire dynamique peut fournir des informations précieuses sur le degré et la progression de l’atteinte pulmonaire chez les patients atteints de dystrophie musculaire de Duchenne (DMD).

    Les objectifs de cette étude étaient de caractériser la fonction inspiratoire et d’évaluer l’efficacité de l’idebenone sur cet effet de la fonction pulmonaire dans une cohorte importante et bien caractérisée de patients DMD âgés de 10 à 18 ans non traités aux glucocorticostéroïdes (GCs) inclus dans l’essai contrôlé randomisé de phase 3 DELOS.

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    Brève Institut de Myologie

  • Ventilation assistée non invasive

    un bénéfice indirect sur la déglutition

    Des spécialistes français de pathologie respiratoire (Garches, Versailles, Caen) rapportent les résultats d’une étude soutenue par l’AFM-Téléthon et conduite chez dix patients atteints d’une maladie neuromusculaire (dont sept étaient suivis pour une dystrophie musculaire de Duchenne) ventilés plus de 14 heures par jour.

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    Brève Institut de Myologie

  • Arrêt de la fabrication de l'EOLE 3 XLS

    Le changement des normes oblige au regard de la sécurité électrique à arrêter la fabrication de l’Eole 3 XLS et empêche d’envisager un développement pérenne du produit.

    Ce produit ne pouvant plus être amélioré, les médecins prescripteurs et les prestataires proposeront aux patients d’autres ventilateurs dotés d’une technologie performante.

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  • Ballon insufflateur manuel

    Le ballon insufflateur manuel permet de ventiler manuellement et ponctuellement une personne en insufflant de l’air dans ses poumons.

    Dans le contexte des maladies neuromusculaires, cette ventilation est une ventilation de secours qui est utilisée lorsqu’un problème empêche la ventilation mécanique de se faire normalement (par exemple lors d’une panne de l’appareil) et donne le temps de résoudre le problème en cause.

    Avoir toujours à proximité le ballon insufflateur pour pourvoir intervenir rapidement en cas d’urgence est essentiel, a fortiori pour les personnes ayant peu d’autonomie respiratoire et donc très dépendantes du bon fonctionnement de l’appareil de ventilation.

     

    Ballon insufflateur manuel PDG.JPGPour en savoir plus

    (Publication Repères de l’AFM)

    Le ballon insufflateur manuel

     

  • Intérêt de l’utilisation du Cough-Assist®

    Qu’est ce donc ?

    Le cough assist est un appareil utilisant un système mécanique d’insufflation et d’exsufflation.

    Pour qui ?

    Pour les patients ayant un syndrome restrictif avec une toux inefficace essentiellement tous les patients neuromusculaires et les blessés médullaires tétraplégiques.

     

    Pourquoi faire ?

    En préventif améliore l’hématose en évitant l’encombrement

    En curatif améliore la respiration en éliminant les sécrétions

    Pour l’aide au désencombrement, il permet une vidange trachéale à bas coût énergétique pour le patient et le thérapeute.

     

    Comment ?

    En délivrant une inspiration profonde et une exsufflation rapide, il augmente le DEP, baisse le temps et le travail nécessaires au désencombrement et diminue le nombre d’aspirations.

     

    Quelles sont ses caractéristiques ?

    La pression positive maximum délivrée au patient est de 60 cmH20

    La pression négative maximum est de 60 cmH20

    Le débit expiratoire maximum est de 3,3 l/s avec un débit inspiratoire réglé au minimum et de 10 l/s à la pression maximum (dépend aussi de la résistance des voies aériennes).

    L’appareil peut avoir un mode automatique inspiration, expiration et un temps de pause de 0 à 5 secondes.

    Il dispose aussi d’un mode manuel géré par le thérapeute qui décide du temps d’insufflation, du temps de pause et du temps d’exsufflation après avoir réglé le débit respiratoire.

     

    Avec quelles interfaces ?

    Il s’utilise avec un masque facial, un filtre et un tube annelé à usage unique, un embout buccal ou  sur un tube endotrachéal ou sur une canule de trachéotomie

     

    Quelles contre indications ?

    Syndrome obstructif, trachéomalacie, paralysie faciale, rétrognathie, trouble de déglutition, cardiomégalie, hémodynamique instable.

    ·   Pour le domicile et les aidants le CoughAssist automatique est à privilégier avec des réglages indiqués par des repères apposés  par le kinésithérapeute ou le médecin prescripteur.

     

    Dans les paralysies glossopharyngées, notamment dans les SLA, le Cough Assist est moins efficace, mais est utile pour aider la « chasse trachéale ».

     

    Précautions à prendre ?

    Attention au barotraumatisme quand l’installation est faite sur tube, risque de pneumothorax et de pneumomédiastin.

    Se méfier des effets de la pression positive et de la pression négative

     

    L’installation du patient ?

    Position semi assise, ou couché 30°, ou la plus confortable pour le patient ( pas de cou en hyperextension). Le thérapeute debout, une main tenant le masque, l’autre sur le poussoir inhale exhale et un pied sur le support du Cough assist pour éviter son roulement. Pour la voie invasive ne pas oublier de gonfler le ballonnet. Utiliser suivant les pathologies  un maintien abdominal.

     

    Comment fait- on ?

    ·   Effectuer les réglages sans « brancher » le patient  commencer par la pression d’exsufflation,  en bouchant l’extrémité du circuit avec le doigt (mesure d’hygiène gant ou compresse stériles)

     

    ·   Régler le pourcentage pression inspire / pression expire avec le bouton inhale pressure. La pression d’inspiration ne pourra jamais  (sécurité appareil) dépasser la pression d’expiration. On débute en sélectionnant le débit lent 3l/s

     

    ·   Commencer par de plus faibles pressions entre 20 et 40 cmH20 (pas trop basses pour ne pas fatiguer le patient, pas trop fortes pour ne pas l’effrayer).

     

    ·   Commencer par une insufflation sur un poumon à la Capacité fonctionnelle résiduelle, position intermédiaire de relaxation respiratoire, (les résistances augmentent quand le volume pulmonaire diminue) en manipulant entre pouce et index le poussoir central noir vers la marque « inhale »

    Une pression inhale basse permet de recruter en distal, elle évite les bouchons pneumatiques mais est peut gratifiante en terme de capacité inspiratoire sauf à augmenter le temps inspiratoire.

     

    ·   Basculer vivement le poussoir vers la marque exhale

    Une pression exhale forte, risque de collaber une trachée fragilisée, inflammatoire, mais elle s’avère très efficace sur une filière aérienne tonique, avec une pression endobronchique suffisante pour éviter le collapsus.

     

    ·   La séance se décompose en séquences de 4 à 5 in-exsufflations avec un temps de repos équivalent au temps de travail.

     

    ·   Utiliser un masque facial non attaché, tenu par le thérapeute.

    Ne  pas hésiter à prolonger le temps expiratoire 1 / 2,5 pour favoriser la remontée des sécrétions.

    On aide l’exsufflation en effectuant des pressions thoraciques ou thoraco – abdominales sur le patient, nécessité d’avoir 2 thérapeutes si on est en mode manuel.

    Aspirer les sécrétions dans la bouche et dans le masque ! Si nécessaire.

     

    En conclusion.

    Appareil recommandée pour le désencombrement des patients non accessibles aux techniques manuelles de kinésithérapies respiratoires soit un DEP<270L /l/mn ou des pressions inspiratoires et ou expiratoires statiques maximales inférieures à 40 cmH20

    Recommandé essentiellement chez les patients restrictifs.

    Il est indispensable de réalisé un bilan préalable et une surveillance des patients bénéficiant de cette technique.

    Le suivi doit être assuré par un thérapeute formé et un aidant,

     2 personnes formées sont plus performantes qu’un seul intervenant !

     

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    Intérêt et modalitès d'utilisation du Cough-Assist®.pdf

  • Prise en charge respiratoire dans les DMDB

    L'insuffisance respiratoire est une conséquence de l'affaiblissement des muscles respiratoires ; les poumons sont alors moins mobilisés.

    Les rétractions musculaires, la scoliose, aggravent le problème respiratoire car, faisant travailler le diaphragme dans de mauvaises conditions, ils modifient la cage thoracique.

     

    Prise en charge respiratoire P. Leger (oct 2006).pdf

     

  • Ventilation non invasive

    La ventilation non invasive (VNI) est proposée aux personnes atteintes d’une maladie neuromusculaire lorsque les premiers signes d’insuffisance respiratoire nocturne apparaissent. Le suivi médical régulier sur le plan respiratoire en consultation pluridisciplinaire permet d’identifier le moment opportun pour mettre en place une ventilation assistée.

     

    Ventilation non invasive.JPGPour en savoir plus 

    (Publications Repères de l’AFM)

    Ventilation non invasive et maladies neuromusculaires